Alice Jarry & Marie-Andrée Pellerin


Correspondances


“Correspondances” @ Nuit Blanche

En collaboration avec Urban Occupations Urbaines, Le corridor culturel de Griffintown and Éspace alter,  Alice Jarry et Marie-Andrée Pellerin inscrivent leurs actions dans le contexte de Griffintown, et s’inspirent de la cartographie pour explorer la superposition des trames narratives des lieux interstitiels du quartier. Correspondance(s) est une installation de ruban adhésif et de projections vidéo explorant les chemins dans la ville, la densité, la mémoire, l’utopie, l’échelle et l’éphémère. L’oeuvre sera construite dans le New City Gas à Griffintown , à la manière d’une installation cumulative. Performance in situ le 26 février dans le cadre de Nuit Blanche Montréal en Lumières 2011.

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Marie-Andrée Pellerin

J’aime les chemins dans la ville. Je les cartographie. Je cherche le sens inhérent à ces tracés urbains qui caractérisent notre expérience quotidienne des lieux. Sous le passage des individus, des traces significatives apparaissent et disparaissent. Elles sont à l’origine de notre carte fictive de l’espace. Je m’intéresse à la partialité et à l’intuition de l’individu dans l’espace collectif, à ses dispositions particulières de par lesquelles il appréhende ce cadre commun de manière singulière.

Mon travail questionne le rapport à l’immédiat. Il traite de son caractère éphémère, et aborde indirectement les couches spatio-temporelles antécédentes disparues aussi porteuses de l’identité des lieux. Je m’intéresse à la redondance et à la monotonie dans l’expérience des chemins du quotidien, propice à la dérive et à l’état d’égarement chez l’individu.

Marie-Andrée Pellerin est diplômée de l’Université de Montréal en Design architectural. En 2009, lors d’un séjour d’un an à Berlin, elle entame une pratique orientée vers l’art urbain en tant que plateforme de création du quotidien. Depuis l’automne dernier, elle poursuit ses recherches à l’Université Concordia au Département de Design and Computation Art. Sa pratique se situe au croisement entre architecture, urbanité et art: elle s’intéresse à l’échelle humaine dans la ville et jongle avec les différentes échelles de grandeur – de l’étude de fragments urbains entiers jusqu’à l’attention envers des détails dérisoires.  Ses dernières interventions s’inscrivent principalement dans le quartier Griffintown à Montréal. Elle travaille en vidéo, en dessins graphite, en peinture et en installation.

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Alice Jarry

www.cinqunquatre.com
alice@cinqunquatre.com

Mon travail consiste en des sérigraphies sur bois et sur papier à travers lesquelles j’incorpore plusieurs médiums : dessin, peinture, art numérique, linogravure, estampe, photographie et images trouvées. Tels les nombreux regards que l’on peut porter sur une situation, le bois comme le papier sont sujets à d’innombrables superpositions et recompositions. Au final, l’édition n’existe plus, chaque impression étant unique et déclinée dans plusieurs formats et supports.

À travers ma pratique,  j’interroge le caractère interchangeable de l’image,  la relation  entre le sujet et son environnement physique, immédiat : modularité, séquences, répétitions, inversions, apparitions, disparition, motifs répétés et réorganisation me permettent d’interpréter mon rapport à l’espace, de l’échantillonner et de le réagencer sans cesse. Je me plais à sortir l’image de son contexte original, à lui insuffler une nouvelle trame narrative car pour moi l’histoire, la mise en scène, n’appartient plus au passé mais se forge dans  la superposition.

En représentant des objets du quotidien, du mobilier urbain, des motifs textiles, en revisitant des éléments architecturaux, j’interprète d’une façon métaphorique cet environnement. La frontière floue et souvent imaginaire entre les lieux et les non-lieux me fascine. Je cherche à trouver l’espace laissé à un paysage domestique, personnel, dans le cadre d’un contexte plus public et global.

Alice Jarry vit et travaille à Montréal.. Elle est diplômée de l’université Concordia en Design art. C’est d’abord en 1999 qu’elle s’intéresse au caractère modulaire de la sérigraphie, qui deviendra une technique clé dans son travail.


My work consists of silk-screened prints on wood and paper through which I integrate various mediums: drawing, painting, digital art, linocut, engraving, photography and found images. Just as there are many possible ways of looking at a situation, wood and paper are subject to countless layerings and reconstructions. In the end, there is no edition – each print being unique and produced in different formats and materials.

Through my work, I question the interchangeable aspect of image, the relationship between the subject and his physical, immediate environment: modularity, sequences, repetitions, inversions, appearances, disappearances, repeated motifs and reorganisation thus allow me to interpret my relationship to space, to sample it and to re-arrange it constantly. I like to take images out of their original context, breathing new narratives into it – for me, their history and setting don’t belong to the past so much as they are forged through layering.

By showing everyday objects, urban furniture, fibre motifs, and by revisiting architectural elements, I interpret this environment in a real or metaphorical way. I am fascinated by the blurred and often imaginary frontier between place and non-place. My aim is to find the space left to a vernacular, domestic or personal landscape in a more public and global context.

Alice Jarry lives and works in Montreal. She graduated from Concordia University where she obtained a Major in Design Art and a Minor in Digital Image and Sound.

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